Notre époque est pressée. Prise dans la production et la consommation, cette accélération va-t-elle jusqu’à colorer notre propre temporalité subjective ? Quelles en sont les conséquences dans le champ du soin et de l’accompagnement ?
L’urgence fait souffrir, elle fait effraction dans le cadre de la réalité, elle est « l’émergence de ce qui fait trou comme traumatisme »[1] et ouvre possiblement à la dimension du passage à l’acte. L’urgence appelle une réponse qui ne peut être différée. Comment l’entendre ?
Avec le syntagme « urgence subjective », Lacan donne de la valeur à l’urgence qui ne peut être abordée seulement en termes de conduites à tenir. L’urgence est un appel à l’Autre, urgence et parole sont nouées : « rien de créé qui n’apparaisse dans l’urgence, rien dans l’urgence qui n’engendre son dépassement dans la parole »[2] Comment répondre à cet appel ?
Ici se dessine une urgence à produire et faire connaître la clinique d’orientation analytique.
Les soirées-conversation à Carcassonne sont une invitation à échanger avec des praticiens, orientés par la psychanalyse lacanienne, sur les questions, qui se posent à chaque professionnel dans sa pratique et, plus largement, dans le quotidien de la vie.
